Le collectif des veuves écrit au ministre de la défense et candidat à la présidentielle de 2019

07/03/2019

  Le Calame - Le collectif des veuves  des victimes  des  exactions  commises contre les soldats négro-africains, entre 1990 et 1991, dans les casernes militaires ont adressé une lettre au ministre de la défense, le général  Ghazwani, par ailleurs candidat à la prochaine présidentielle. Le collectif organisait ce matin du 5 mars, un sit-in devant le département de la défense.

Cette correspondance signée de sa présidente Houleye  Sall  que le service d’accès à la porte du ministère a refusé de réceptionner et transmettre au ministre, affirment les membres du collectif ayant porté une copie  au Calame,  attire  l’attention du ministre de la défense   sur les « questions liées aux pensions accordées aux veuves et ayants droit des militaires victimes des  exécutions extrajudiciaires », intervenues lors des évènements entre 1990 et 1991.

En effet, explique la correspondance, les veuves ont constaté que certaines pensions ont été interrompues et que les montants d’autres ont été réduits, sans aucune explication aux intéressées.

Les veuves rappellent également que des dizaines d’autres ayants droit n’ont pas pu bénéficier de pension  à cause de « blocages délibérés »  ou de « dysfonctionnement ». La correspondance cite le cas de Aminata Galo Sow, veuve du sergent Diallo Amadou Oumar Ml : 72050.

Les veuves précisent que les pensions liées au dossier du passif humanitaire ne peuvent, en aucun cas être assimilées aux pensions ordinaires des fonctionnaires et agents de l'État.

Considérant le département de la défense comme seul  interlocuteur,  les veuves  préviennent qu’elles ne sauraient accepter l’intrusion  et l’instrumentalisation par  de personnes « douteuses »  dans ce dossier.

Enfin, le collectif des veuves  considère que la solution valable et durable du  dossier passe nécessairement  par l’abolition de la loi d’amnistie de 1993 et  partant  la traduction devant des tribunaux des auteurs des exécutions extrajudiciaires  des soldats, ouvrant ainsi la voie à la réconciliation nationale.

Lus: 52