Mon Ami Camara :Ecrit par Brahim Ramdane

04/07/2019

Mon Ami Camara

                                                                                                                                                           

                                        Brahim Bilal Ramdhane - J'ai rendu visite, ce matin, à la maison de mon ami kidnappé, Camara Seydi Moussa. J’ai vu sa femme et innocente et jolie fille. Pourtant personne ne sait aujourd’hui  pourquoi Seydi a été arrêté !

J’ai appris alors que Docteur Outouma Soumare lui a rendu visite en prison, lui a remis des médicaments et s’est rassuré par rapport à son état de sa santé. Je pose la question : où est la solidarité internationale? Où sont les Organisations des droits de l’homme et par-dessus tout où sont passé les leaders d’opinion ?

Rien ne justifie l'arrestation de ce journaliste indépendant et patriote. Il n'a soutenu aucun des candidats. Il ne s'intéressait même pas à leur sort, convaincu qu'il était que derrière la plupart d'entre eux se tenait l'appareil des renseignements de l'Etat qui les manipule telles des marionnettes.

Camara est le Directeur de publication du du journal "La Nouvelle Expression" dont la dernière parution date d'il y a deux ans, simplement parce qu'il a refusé de devenir un Peshmerga quitte à rester dans le besoin. Il est aussi le webmaster d’un site web du même nom.

Seydi Moussa ne pointe dans aucun parti politique ou organisation de droits de l'homme. Jamais il ne manigance. Toujours la tête haute et la colonne bien droite. Il ne triche pas et ne ment jamais. Je suis persuadé que cette arrestation est une bourde comme savent y exceller les services de renseignements.

Il faut que cesse cette répression et cet acharnement envers un valeureux journaliste. Il faut que s'arrête la calomnie et les soupçons dont il est à mille lieues.

Cher Ami Camara ;

Tu es, et tu resteras un homme droit dans tes bottes, patriotique, intègre… Ce n’est pas une arrestation de ce genre qui va t’entacher. Je demeure persuadé que c’est une peine de tenter de te faire ainsi plier l’échine. Je reste, par ailleurs, convaincu que tu sortiras bientôt la tête haute comme le jour de ton arrestation. N’en déplaise à tes détracteurs qui savent que si haut et fort qu’aboient les chiens, la caravane passe. Ce ne sont pas ces manœuvres de désespérées qui entraveront ta marche d’homme d’esprit libre.

Brahim Bilal Ramdhane   

Lus: 176