Espoir ou illusion d’un dialogue en Mauritanie ?

10/10/2019

Ces derniers temps le dialogue est un peu à la mode entre le parti pouvoir et l’opposition, le Sénégal, le Mali, la RD Congo et tout dernièrement la Mauritanie

Dialoguer c’est poser les problèmes du pays, c’est mettre tous les maux qui gangrènent la société afin d’en trouver un compromis et surtout agir ensemble.

Dialoguer c’est changer de paradigme, dialoguer c’est changer de perspective,  dialoguer c’est changer de narrative,   donc trop de Bla Bla .

Notre pays est extrêmement riche en ressources naturelles mais mal exploitées avec des contrats mal négociés  et peu profitables pour la population, d’où un très faible apport bénéfique sur la situation économique du pays. 

Le dialogue entre le parti pouvoir et l’opposition a été un dialogue fécond ? Ont –ils mis l’accent sur nos ressources ? Sur le management de nos ressources ? Sur les contacts avec les pays étrangers ? Sur la croissance inclusive, Et tant d’autres secteurs …  

On ne se limite pas seulement aux beaux discours, seules les actions concrètes et  la continuité de ces actions embellissent le dialogue. 

Ne nous leurrons pas, notre pays est souffrant, oui souffrant par ce que le taux de mortalité infanto-juvénile est très élevé, souffrant par ce que l’éducation, qui est un axe prioritaire pour les ODD est malade. L’autre disait «  De l’éducation  de son peuple dépend le destin du pays ».   

Une population saine, une population éduquée c’est l’émergence qui est assurée. 

Les états de nos routes sont catastrophiques, un adage ivoirien faisant allusion aux infrastructures  disait : «  Là où la route passe, le développement suit ». 

Sommes –nous conscients que toutes les villes du monde se développent  verticalement ? C’est-à-dire les entreprises ? Les industries ?  Les usines ? .

Notre chère  Mauritanie doit encourager les investisseurs, plus il y a investissement, plus il y a création de l’emploi, et le chômage sera réduit,   elle doit encore encourager et accompagner  nos entrepreneurs locaux et surtout faire l’égalité  de droit entre tous les investisseurs nationaux et étrangers. 

La faim n’est pas une fatalité en Mauritanie, en Mai 2019, j’ai lu un rapport allant dans ce sens, je cite : « Près  de 559 000 personnes sont menacées par le spectre de la famine en Mauritanie au cours des trois prochains mois, en raison de manque de précipitation, a mis en garde le programme Alimentaire mondial (PAM) ». 

J’invite le gouvernement à réorienter  des systèmes agricoles efficaces visant à privilégier le développement durable,  des stratégies où organismes humanitaires qui ont un grand rôle à joueur en œuvrant pour promouvoir une agriculture durable. 

 Nous voulons cette vie, où tout le monde mange à sa fin pour paraphraser TIKEN JAH  FAKOLY 

Je salue ce dialogue si vraiment   les  vraies questions  sont mises sur  table, dans ce cas nous attendons les résultats.  A noter qu’on tue le mal par sa racine.

Que dieu bénisse la Mauritanie.

SOULEYMANE  MANGASSOUBA   dit  Jules.

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