Ligne rouge : Je ne peux m’en empêcher

01/12/2019

Cissé Housseynou Birama - Ayant décidé librement de me tourner vers autre chose et d’être un simple spectateur du jeu politique et de la situation de ce peuple docile, soumis et qui me semble indiffèrent à son sort, aujourd’hui je ne peux m’empêcher de reprendre ma plume, le cœur meurtri, le regard froid et d’une voix qui tremble de tristesse pour repenser à ce jour sombre de l’assassinat sauvage et dégradante des soldats négro-mauritaniens qui ont commis le crime  de naître et d’être peuls.

Je me souviens encore comme si c’était hier et je m’en souviendrai encore tant que justice ne sera pas rendue à ses vaillants soldats tués par les balles des frères avec qui ils ont pourtant défendu avec honneur les couleurs de cette nation dans tous les combats et guerres.

Je me souviens de l’expression de tristesse que je pouvais lire malgré mon jeune âge sur ses visages de femmes, d’enfants, de vielles et d’hommes incapables devant la force sauvage pilotée par Saddam Hussein, mis en œuvre par le sanguinaire Ould Taya avec ses amis racistes et exécuté froidement par le frère et ami soldat.

Je me souviens du petit Demba orphelin et de la maman Hawa veuve. Je me souviens et ressens encore la peine des rescapés de cette sauvagerie qui fait penser au Nazisme.

Je me souviendrai longtemps encore du sang qui a coulé, de la tristesse des enfants, de la peine des veuves et parents, du silence complice de nos autorités qui protègent encore les sanguinaires de ce diable qui hante encore le « vivre ensemble », l’unité nationale et reste une « Flamme » que seul un homme courageux peut affronter et éteindre pour le bonheur de l’existence présente et future de cette nation.

Je me souviens, je me souviens et je ne peux m’en empêcher. Reposez en paix, un jour ou l’autre justice pour vous sera faite.

Cissé Housseynou Birama 
L’avocat du peuple

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