Meriem mint Cheikh prise en otage en Mauritanie

20/04/2020

Le coronavirus, un fléau planétaire ne doit en aucun cas nous faire oublier ou de permettre une certaine instrumentalisation de la justice et les institutions étatiques par le biais de flagrantes violations des droits Humains qui sévissent actuellement en Mauritanie. Le 13 Avril 2020, une mère de famille, militante de L'IRA, membre active de son conseil national, résidente à Zouerate, de surcroît mère d'un enfant qui allaite, est incarcérée arbitrairement. Madame Mariem Mint Cheikh est victime de sa liberté d'expression et de son militantisme au sein de L'IRA.

Ces récentes dénonciations connues, normales et vérifiées sur les injustices, le racisme, la discrimination et l'esclavage que vivent beaucoup de Mauritaniens et cela, face aux multiples contradictions, notoires, et régulières d'une panoplie de lois et de décrets sans effets et jamais appliqués en Mauritanie donnent du tournis aux hommes épris de paix et de justice à travers le monde. Il est donc impératif et urgent que nos élus, les partis, politiques, la société civile dans son ensemble et les défenseurs des Droits de l'homme se lèvent tous comme un seul homme pour défendre nos libertés spoliées, avec la mise en danger si rien n'est fait, de tous les embryons d'acquis démocratiques et cela n'arrive pas qu'aux autres. Le coronavirus, le Ramadan et le fameux couvre-feu ne doivent servir d'alibi et de moment idéal pour des règlements de compte politiques. Notre peuple est déjà très éprouvé par un confinement qui ne tient pas compte de nos réalités socio- économiques et culturelles, ni de la fragilité de notre économie informelle et de la grande pauvreté, malheureusement celui-ci vient de le rendre plus que jamais vulnérable et nous craignons désormais le virus de la faim le Coronaf.

 Naturellement en plus de cette peur et angoisse qui pèsent lourdement sur ces populations démunies abandonnées à leur triste sort, la réponse de la république serait l'apaisement et la concorde civile et non les intimidations et autres méthodes anti démocratiques. Alors la place de Mariem Mint Cheikh serait chez elle avec ses enfants et non en prison comme une vulgaire délinquante.

À bon entendeur salut.

 Ibnou Youssouf Diagana.

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