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Source Opinion Atlas : Monsieur le président pardon mon général vous avez perdu la boussole de la bonne gouvernance il faut tirer au plus vite une leçon ...


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07/10/2017

Autrefois, très exactement  en Aout  2008  en voulant s’accaparer du pouvoir, notre président avec une certaine ruse malgré son niveau décrié par les spécialistes  des officiers diplômés  de l’état-major national, avait inventé  la rectification pour faire consommer mensongèrement son coup d’état du  06 aout 2008 contre le président démocratiquement élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Très rapidement pour pouvoir tronquer la tenue contre le costume et la cravate, il invente «  le président des  pauvres», tout cela est vrai puisque ce général ne rectifiera absolument rien et il a bien réussi à appauvrir la classe moyenne  de  la Mauritanie, à ternir son image, à s’accaparer de toutes ces richesses avec ces clans, pire encore la cohésion nationale a pris un coup fatal, nos relations avec nos voisins sont plus que jamais tendues avec toutes les conséquences qu’elles engendrent pour  les Mauritaniens à l’intérieur et à l’extérieur .

Ces derniers  jours nous assistions encore une fois  à un tsunami de désordres institutionnels, notre président semble avoir perdu sa boussole de la bonne gouvernance bien qu’il n’avait jamais eu le temps de l’utiliser.

Premièrement, le général Mohamed Ould Abdel  Aziz, l’homme qui disait que le baromètre de la vérité n’est pas l’union Européenne lors de l’usurpation et de la validation de son soit disant amendement constitutionnel  unilatéral du 05 Aout 2017, était  pourtant  parti à Paris pour aider son ami Idriss Deby, quémander de l’argent auprès des bailleurs des fonds. N’y avait-il pas réellement  un problème au moment même où une tempête faisait des dégâts dans le Brakna et l’Assaba  faisant 09morts et plusieurs blessés graves ? Leur baromètre de vérité est-il l’argent ou  l’humiliation ?

Deuxièmement : Notre président depuis son arrivée au pouvoir crie sur tous les toits que les libertés de circuler, d’association et d’expression sont  garanties, il s’est avéré aux yeux du monde entier que nous avons une dictature et non une démocratie. Ould  Khmeytir est en prison pour  rien, la délégation Américaine composée des militants honnêtes et sincères  a été  interdite de séjour illégalement  en Mauritanie, les sénateurs  interdits de manifester, Ould Ghadda  arbitrairement  en prison pour des motifs imaginaires et irréfléchis. Si je devais continuer sur les séries d’interdiction et de répression la lecture  de mon présent article n’aurait  lieu que dans deux ans voire plus tellement que la coupe est pleine avec un désordre institutionnel  sans précédent.

Troisièmement : l’attitude belliqueuse et haineuse de notre président vis-à-vis  d’un pays ami, le Sénégal, pourtant pays qui l’avait élevé, l’avait permis d’aller à l’école à Louga avant de venir en Mauritanie à l’âge adulte pour se faire pistonner par le défunt cousin Ely Ould Mohamed Vall en  devenant officier de notre armée nationale avec un niveau   de collegien.

Aujourd’hui, on remarque le manque de sang-froid et de diplomatie de notre président qui stigmatise le comportement hostile des militants des droits de l’homme Mauritaniens dont Biram Ould Dah Ould Abeid  et d’autres sur le sol Sénégalais comme si ce pays était une province ou région Mauritanienne. Ce qui est plus surprenant et terrifiant c’est d’entendre que notre  président dictateur fasse du retour des Sénégalais sur le sol Mauritanien  une arme de pression, un bouclier pour empêcher  toute expression  ou conférence sur les conditions difficiles et inhumaines que vivent certains de nos compatriotes Noirs de Mauritanie. Comment peut-on se comporter  de la sorte  en allant chercher à saboter ou détourner les pays voisins de leur bienveillance  sur les droits humains ?

Pour  ne pas lasser mes lecteurs bien que j’avais beaucoup de détails à donner par rapport à l’affolement et l’énervement  actuel de mon  général: je  me  résume en vous disant.

Monsieur le président , tu n’es vraiment pas celui  des pauvres mais celui qui appauvrit, on aurait souhaité dans cette période difficile ou la sècheresse   fait des ravages, ou notre cheptel est obligé d’aller ailleurs, un climat apaisé, une entente cordiale avec les voisins mais votre diplomatie suicidaire nous   emmène au cercueil . Il serait temps de tirer une vraie conclusion de votre politique incendiaire car nous ne pourrons plus attendre que la maison Mauritanie prenne le  feu d’ici 2019.

En tirant une leçon de votre échec  économique, politique, éducatif, institutionnel, juridique, culturel et social, vous comprendrez que les Mauritaniens ont hâte de vous voir en dehors de ce palais ocre.

Personne  ne comprend  actuellement votre machine judiciaire contre tous ceux qui ont eu une largesse auprès de Mohamed Ould Bouamatou, l’homme qui a financé votre campagne électorale avec au moins  un milliard d’ouguiya, il sera certainement un jour près à vous présenter les factures .Faut-il donc vous juger mon général pour avoir eu ses largesses ?Faut-il juger tous ces mendiants qui faisaient la queue tous les vendredis pour avoir quelques largesses de Bouamatou  ou juger  ceux ou celles victimes de cécité ou de myopie qui bénéficiaient gratuitement de soins ophtalmologiques ?

Réellement si tout ce monde devrait être jugé, mon général  vous allez certainement avoir la plus lourde peine donc il vaut mieux laisser en paix, ces journalistes, ces sénateurs, ces militants de droits humains  et ces mendiants ordinaires, qui tous comme vous avaient bénéficié gracieusement  de l’argent de cet homme, devenu votre adversaire le plus redoutable.

 Vos  petites et minces mesures prises   par ci par là, changer Idoumou par Ivekou, permettre aux véhicules anciens de rentrer en Mauritanie pendant que vos proches ont pollué le marché durant  de longues années avec des avantages faramineux Faire un clin d’œil du côté de l’état civil   pour un semblant d’adoucissement de la situation  ne seront en rien des mesures phares qui pourront défendre votre disqualification à la tête de notre prestigieux pays. D’ailleurs ces petits gestes sont là aujourd’hui pour remplir les caisses de l’état complètement ruinées  par votre referendum qui a couté 6 milliards d’ouguiya pendant que nos écoles manquent de tables de bancs et de professeurs qualifiés. Sans orgueil mon général  revenez sur terre

Avec vous nous souffrons, avec vous nous sommes divisés en kwars, en Haratine et en Maures, avec vous nous sommes divisés en régions et en tribus, avec vous on aura plus d’école pour nos enfants, avec vous on ne changera pas que les drapeaux et les hymnes mais on remplira très tôt les cimetières. Franchement mon général démissionnez et foutez  nous la paix.

Nouakchott le 07 Octobre 2017

Sidi Ould Baye

Patriote incontestable