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(O.C.VI.D.H)

La communauté Mpaly Kaba de Kaédi : un modèle de tolérance et de résilience  | Politique

publié par Bayahya | Webmaster

La communauté Mpaly Kaba de Kaédi : un modèle de tolérance et de résilience 

Manifestement, être résilient, c'est bien.


Kaédi et ses habitants en général et les habitants Soninko de Gattaga en particulier ont fait montre d'une grande résilience. Après les événements malheureux du 05 avril 2021,  l'incompréhension et le choc ont pris place dans bon nombre d'esprits.


Au delà du conflit qui peut être un phénomène social normal, les mots qui ont qualifié la situation ont choqué plus d'un, l'esclavage, la féodalité et surtout une propagande mensongère qui a ternie l'image de la ville et ses habitants.


Boris Cyrunlik qui est le psy préféré des français définit la résilience comme "la capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d'une adversité qui comporte un risque grave d'une issue négative".


Kaédi et la famille M'paly Kaba sont réputées pour leurs hospitalités légendaire où toutes les communautés cohabitent, en toute intelligence, en symbiose et en parfaite harmonie. Offrant  ainsi un exemple du vivre-ensemble légendaire dont les échos dépassent l'espace du Fouta.


 L'esprit de tolérance, de respect de son prochain et du bon voisinage est une vérité séculaire de la région .


A l'aune des réseaux sociaux, où le cynisme, le narcissisme mais surtout les égoïsmes sont exacerbés. 

Notre société doit se donner les moyens pour préserver cet aquis que le cynisme de certains pourrait mettre en péril. F. Nietsches disait croire qu'on possède la vérité rend fanatique. Cette assertion doit guider nos ayatollahs du Web qui jettent l'opprobre sur des braves gens en les taxant à tord de féodalité au nom d'une idéologie et d'une cécité intellectuelle à toute épreuve.


En s'arrogeant le droit d'essentialiser des masses de personnes dans des stéréotypes imaginaires, ils trahissent la cause des opprimés par un mimétisme halienant qui consiste à transposer des réalités d'ailleurs sur d'autres terrains. 


Qu'importe le combat que nous menons, la vérité doit être le seul guide qui nous habite, la boussole des faits notre seul repère, car le mensonge ne résiste pas au temps et encore moins aux faits.

Pour toutes celles et ceux qui se sont permis de juger à tord les braves gens en les taxant de féodalité et d'esclavagistes. le moment est venu de vous interroger sur vos méthodes. La facilité avec laquelle la critique est aisée , la diffamation érigé en règle, l'insinuation d'un vocabulaire nouveau servant à fracturer la société et à la diviser en "vous" et "nous" est inacceptable. 


Demandez pardon n'est pas donné à tous, pardonner en revanche est réservé aux grands esprits et aux bien guidés.


Positivons ! se reconstruire, rebondir voire se ré inventer voilà le nouveau défi qui est lancé après le traumatisme. Construire le bien et la résilience à long terme par l'instruction, par la pédagogie et expliquer haut et fort que la fin ne justifie pas les moyens.


Les ressorts des Kaediens sont solides même si je pense que le travail d'information et de conviction d'éléments rationnels doit continuer.


Je finis mon texte en ayant une pensée émue à Moussa Tahara Diagana et son grand frère Baliou Tahara, je leur souhaite un prompt rétablissement avec l'espoir d'un retour à leurs activités.

Seibani MAREGA

Source : Facebook 

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