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(O.C.VI.D.H)

Mauritanie : la violence policière envers des activistes a encore fait parler d’elle | Droit de l'Homme

publié par Bayahya | Webmaster

Mauritanie : la violence policière envers des activistes a encore fait parler d’elle

La police mauritanienne a encore montré sa violence envers des citoyens qui manifestaient pacifiquement ce mercredi 13 septembre à Nouakchott. Cette manifestation s’est tenue devant le ministère de la justice à Nouakchott pour dénoncer les difficultés liées à l'obtention des documents d'État civil. 


Pour la population, c’est un véritable casse-tête depuis de nombreuses années. Les activistes Demba SALL et Fatimata DIALLO ont été évacués à l’hôpital national après avoir reçu des coups violents de la police.


Il faut que ces violences cessent immédiatement. Car c’est la énième fois que nous assistons à ces brutalités inhumaines.


À seulement quelques mois après les assassinats de souvi Ould Chein le 9 février dans le Commissariat de Dar Naïm 2, de Oumar DIOP dans le Commissariat de Sebkha à Nouakchott le 29 mai et de Mouhamed Lamine Ould Samba tué par balle par un policier lors d’une manifestation à Boghé. Sans oublier Abbass DIALLO tué lui aussi à bout portant par une patrouille militaire à Dabano le 20 mai 2020.


Ces tueries impunies, nous rappellent une autre victime au nom de Lamine MANGANE, tué en 2011 lors d'une manifestation qui dénonçait les débuts d’un recensement discriminatoire envers les Négro- mauritaniens.


De sérieux problèmes ne cessent de rompre cette cohésion sociale longtemps sollicitée par des politiques.


En plus de ces faits malheureux, d’autres problèmes s’ajoutent. Ceux des accaparements des terres agricoles de Ngawlé qui avaient fait des blessés parmi les habitants du village dont une femme enceinte figurait parmi les blessés évacués à l’hôpital de Rosso.


Aussi, le 28 novembre 2021, les manifestations ont dégénéré à Bababé lors de la réclamation de justice pour les 28 soldats Noirs mauritaniens pendus à Inal le 28 novembre 1990. Les manifestants ont été réprimés par la police en faisant des victimes graves dont parmi elles, le rappeur engagé Thomas DIALLO qui avait été évacué à Dakar avec autres jeunes blessés.


Depuis l’arrivée du président Ghazouani au pouvoir, rien n’a vraiment changé ; au contraire, c’est de pire en pire dans ce pays. Les injustices et le racisme envers les Noirs mauritaniens ne font que s’accentuer graduellement en Mauritanie.


Abdoulaye ANNE,


Secrétaire Adjoint Chargé des Droits de l’Homme au sein de l’association Touche pas à ma nationalité de la section Belgique

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